Le 12 mars de 1898, l’industriel chocolatier Antoni Amatller Costa (1851 - 1910), acheta un édifice de 1.415m², placé au numéro 101 (plus tard, numéro 41) du Passeig de Gràcia de Barcelone, qui comprennait une maison avec un rez-de-chaussée, quatre étages et un jardin de plus de 800m². Il l’acheta pour une somme de 490.000 pessetes. C’était un immeuble construit en 1875 sous la direction d’Antoni Robert, qui suivait le modèle obligatoire du Plan Cerdà. À l’Arxiu Municipal Administratiu (Archive Municipal Administratif) on conserve un plan d’Antoni Robert avec la hauteur de la façade. Elle a une symétrie classique, avec accès central et deux locaux commerciaux de chaque côté, et quatre balcons à chaque étage. Selon ce projet, l’immeuble ne devait avoir que trois étages, mais lors de la construction un quatrième étage a été ajouté. Cet étage supplémentaire fut légalisé par Antoni Amatller lui-même auprès de la Mairie de Barcelone.


Antoni Amatller demanda à Puig i Cadafalch de remodeler le édifice qu’il avait acheté, pour qu’il le transforme en son lieu de résidence. Formé à l’époque de la Renaissance Catalane, l’architecte, politique et historien de l’art avait une vision particulière de l’architecture. Dans ses écrits, il explique que la Catalogne était un pays qui avait été une des grandes puissances Méditerranéennes durant le Moyen-Age et que, ayant passé par quelques siècles de décadence, elle se récupèra tout en devenant une puissance économique pendant le XIXème siècle grâce à l’industrialisation. Le pays avait besoin de projeter une nouvelle image, moyennant une architecture moderne (d'ici viendra le modernisme) qui met en évidence la croissance à nouveau récupérée de la société catalane ; une architecture qui évoque la gloire du passé, et qui prend les bases des arts traditionnels tout en les adaptant aux nouveaux matériaux et aux nouveaux besoins. Pour y parvenir, il était indispensable pouvoir compter sur la présence des ateliers d’artisans qui, à nouveau ressuscités et fortifiés grâce à la renaissance littéraire et historique, apportaient un collectif capable de convertir les projets des architectes en œuvres réelles. Ils participaient ainsi aux tendances innovantes qui transformaient les capitales européennes.

L’intervention de Puig i Cadafalch a entrainé une transformation radicale de l'édifice, qui comprend...
  • la démolition et recomposition de la façade,
  • la construction d’un studio photographic au toit,
  • restructuration et redécoration du rez-de-chaussée (comprennant la cage d'escalier principal),
  • des changements dans la distribution et la redécoration intégrale de l’étage principal,
  • l’incorporation d’un ascenseur électrique et l’installation d’une plaque tournante pour y garer l’automobile du propriétaire. et
  • la réhabilitation des cuisines et salles de bains de tous les logements

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